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Ma peine sans toi



Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de celles et ceux qui doivent faire leur deuil sans le corps de la personne aimée.

Nous sommes en novembre, le mois des anciens combattants. Cette semaine, en allant acheter mon coquelicot comme chaque année, j’ai pris quelques instants pour discuter avec un vieil homme si charmant. Son visage était rempli de fierté, décoré de toutes ses médailles, et le courage se reflétait dans ses yeux.


Il a commencé à m’expliquer qu’il avait fait la guerre, tous ces combats qu’il avait menés. Tous ses amis, ces frères d’armes qu’il avait dû laisser derrière lui. Je voyais la tristesse et le chagrin dans son regard. Il m’a confié que le plus dur avait été d’annoncer aux parents de ses compagnons que leur enfant était tombé sur le champ de bataille.

À partir de cet instant, j’ai réalisé combien il devait être cruel de devoir faire un deuil sans avoir vu, touché, même embrassé son être cher.


Cela fait partie de notre rituel de deuil que d’avoir ce dernier contact : lui dire nos dernières paroles, la prendre dans nos bras, la voir une dernière fois dans son cercueil. Le deuil, sans ces étapes, peut être très difficile à traverser.


Je pense aussi à tous ces jeunes hommes qui sont partis la tête pleine d’espoir, qui se sont enrôlés pour accomplir leur devoir. À ceux qui sont partis malgré eux. À tous ces parents qui ont dû faire le deuil de leur enfant, parfois avec pour seul témoignage une lettre ou un objet remis en souvenir, alors qu’ils auraient eu besoin de voir et de tenir le corps de leur enfant.


Tous ces hommes revenus sans blessure physique, mais portant tant de blessures morales. Toutes ces femmes qui ont laissé leur vie de côté pour soigner les blessés.

Peu importe la façon dont nous perdons un proche, pour parvenir à faire notre deuil, nous avons besoin de le voir, de faire face à la réalité. Pleurer la mort d’un être cher sans avoir son corps pour l’accompagner est une douleur indicible, une blessure qui ne se referme jamais tout à fait. Un dernier regard, un dernier mot…


Pour toutes celles et ceux qui ont perdu un être cher sans pouvoir lui dire adieu, sans sépulture où se recueillir, le deuil devient un chemin solitaire et silencieux. Chaque souvenir devient un refuge, chaque pensée une prière. Leur courage face à l’absence est une forme de résistance, une preuve d’amour plus forte que la mort.


Anne Lily Archambeault, accompagnante fin de vie certifiée et rédactrice pour L'école Isabelle Pitre Coaching Inc.

 
 
 

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